Appel de Rome

 

Appel de Rome pour l’Union pour la Méditerranée de la France, l’Italie et l’Espagne

(20 décembre 2007)

Convaincus du fait que la Méditerranée, creuset de culture et de civilisation, doit reprendre son rôle de zone de paix, de prospérité, de tolérance, le Président de la République Française, le Président du Conseil de Ministres de l’Italie et le Président du Gouvernement de l’Espagne se sont réunis à Rome le 20 décembre 2007 pour réfléchir ensemble aux lignes directrices du projet d’Union pour la Méditerranée. L’Union pour la Méditerranée aura pour vocation de réunir Europe et Afrique autour des pays riverains de la Méditerranée et d’instituer un partenariat sur un pied d’égalité entre les pays du pourtour méditerranéen.

La valeur ajoutée de l’Union pour la Méditerranée devrait résider d’abord dans l’élan politique qu’elle devrait donner à la coopération autour de la Méditerranée et à la mobilisation des sociétés civiles, des entreprises, des collectivités locales, des associations et des ONG.

L’Union pour la Méditerranée aura vocation à être le cœur et le moteur de la coopération en Méditerranée et pour la Méditerranée. Elle devrait viser à rendre plus claires et visibles les actions que les différentes institutions développent en faveur de la Méditerranée. L’Union devrait être fondée sur le principe de la coopération et non sur celui de l’intégration.

À cette fin, ils se sont mis d’accord pour inviter les chefs d’État et de Gouvernement des pays riverains de la Méditerranée à se réunir avec les pays de l’Union Européenne le 14 juillet à Paris pour définir leur vision commune. Ce sommet sera précédé d’une réunion des pays riverains le 13 juillet.

Il devrait fixer les principes et l’organisation de l’Union pour la Méditerranée avec pour objectif de mettre en œuvre une approche fondée sur des projets concrets et sur la reconnaissance d’une part de destinée commune entre tous les pays riverains et avec l’Union Européenne.

Dans les mois à venir et jusqu’au sommet, la France, l’Espagne et l’Italie, entameront les travaux préparatoires en étroite consultation avec les pays appelés à y participer. Ces travaux auront pour but d’identifier les domaines de coopération prioritaire, les projets les plus appropriés, l’étude de leur faisabilité et des sources de financement, d’envisager la liste des acteurs qui souhaiteraient s’engager dans chaque projet concret.

L’Union n’a pas vocation à se substituer aux procédures de coopération et de dialogue qui réunissent déjà les pays de la Méditerranée, mais à les compléter, et à leur donner une impulsion supplémentaire dans un esprit de complémentarité et de coopération avec toutes les institutions existantes.

Le Processus de Barcelone et la politique européenne de voisinage resteront, donc, centraux dans le partenariat entre l’Union Européenne dans son ensemble et ses partenaires de la Méditerranée. L’Union pour la Méditerranée n’interfèrera ni dans le processus de stabilisation et d’association pour les pays concernés, ni dans le processus de négociation en cours entre l’Union européenne et la Croatie, d’une part, entre l’Union européenne et la Turquie, d’autre part.

Dichiarazione di Roma per l’Unione per il Mediterraneo di Francia, Italia e Spagna

(20 dicembre 2007)

Convinti che il Mediterraneo, culla di cultura e civiltà, debba riprendere il proprio ruolo di regione di pace, prosperità e tolleranza, il Presidente della Repubblica francese, il Presidente del Consiglio dei Ministri italiano e il Presidente del Governo spagnolo si sono riuniti a Roma il 20 dicembre 2007 per riflettere insieme sulle linee guida del progetto di Unione per il Mediterraneo. L’Unione per il Mediterraneo si propone di riunire l’Europa e l’Africa intorno ai paesi rivieraschi del Mediterraneo, nonché ad istituire un partenariato alla pari tra i paesi del bacino mediterraneo.

Il valore aggiunto dell’Unione per il Mediterraneo consisterà innanzitutto nell’impulso politico che saprà imprimere alla cooperazione mediterranea e alla mobilitazione delle società civili, delle imprese, degli enti locali, delle associazioni e delle ONG.

L’Unione per il Mediterraneo desidera essere il cuore e il motore della cooperazione nel Mediterraneo e per il Mediterraneo. Essa mira a rendere più chiare e visibili le azioni sviluppate dalle diverse istituzioni in favore del Mediterraneo. L’Unione sarà fondata sul principio della cooperazione e non su quello dell’integrazione.

A tal fine è stato convenuto di invitare i capi di Stato e di Governo dei paesi rivieraschi del Mediterraneo a riunirsi con i paesi dell’Unione Europea il 14 luglio a Parigi al fine di definire la loro visione comune. Questo vertice sarà preceduto da una riunione dei paesi rivieraschi il 13 luglio.

Esso definirà i principi e l’organizzazione dell’Unione per il Mediterraneo con l’obiettivo di attuare un approccio basato su progetti concreti e sul riconoscimento di una parte di destino comune tra tutti i paesi rivieraschi e l’Unione Europea.

Nei prossimi mesi e fino al vertice, Francia, Spagna ed Italia avvieranno i lavori preparatori in stretta consultazione con i paesi chiamati a parteciparvi, allo scopo di individuare gli ambiti di cooperazione prioritari, i progetti più adeguati, lo studio di fattibilità e le fonti di finanziamento, nonché di prevedere la lista degli attori disponibili ad impegnarsi in ciascuno dei progetti concreti.

L’Unione non intende sostituirsi alle procedure di cooperazione e di dialogo in cui già sono associati i paesi del Mediterraneo, bensì a completarli, imprimendo loro un ulteriore slancio in uno spirito di complementarietà e di cooperazione con tutte le istituzioni esistenti.

Il Processo di Barcellona e la politica europea di vicinato manterranno quindi la loro centralità in seno al partenariato tra l’Unione Europea ed i partner del Mediterraneo. L’Unione non interferirà né col processo di stabilizzazione e di associazione dei paesi interessati, né con il negoziato in corso tra l’Unione Europea e la Croazia da una parte, e tra l’Unione Europea e la Turchia dall’altra.